LITURGIE / PRIER

Amen! Alléluia! Hosanna !

Amen !    Alléluia !   Hosanna !
Lors des célébrations liturgiques, nous utilisons des mots qui ne sont pas traduits, car ils sont fortement enracinés dans leur langue d’origine, hébraïque, araméenne. Ces mots nous les connaissons bien : Amen ! Alléluia ! Hosanna !

AMEN, mot hébreu se rattache à une racine qui signifie : solidité, fermeté, vérité. Des générations, aussi bien dans l’Ancien que le Nouveau Testament, ont utilisé ce mot. La tradition chrétienne l’a gardé pour exprimer la pleine adhésion de
foi. Chaque fois que nous le prononçons, nous affirmons notre désir de rester fermes, solides et vrai dans notre attachement à Dieu.On retrouve le mot Amen 103 fois dans le nouveau testament dont 76 fois de la bouche de Jésus.

ALLELUIA est le mot clé de la joie. Cette acclamation d’origine hébraïque veut traduire la louange que l’on adresse à Dieu. L’Eglise en a fait l’une de ses acclamations liturgiques pour exprimer la joie d’accueillir la Parole de Dieu. C’est le cri par excellence du temps pascal, où l’on célèbre le Christ ressuscité. Il revient dans de nombreux cantiques pour rendre grâce à Dieu, le remercier pour les nombreux bienfaits qu’il nous accorde afin de faire de nous des vivants avec le Christ Jésus. 

HOSANNA, qui pourrait se traduire « sauve je te prie » est aussi une acclamation joyeuse de la sainteté divine, chantée à la fin de la préface par la communauté. Elle nous fait proclamer que nous reconnaissons que Jésus est le « Sauveur ».
Ces trois mots sont recommandés dans la liturgie eucharistique particulièrement, pour une participation effective du peuple de Dieu à la prière communautaire.

Deux autres mots hébreux sont également utilisés, mais moins fréquemment : ABBA et MARANATHA. A eux cinq, ils sont un vrai bouquet-héritage de la liturgie des premiers chrétiens. En priant avec eux sachons leur donner leur sens profond pour demeurer vraiment enracinés dans la foi révélée, la foi qui anime notre vie de baptisés.
                                                                                                                      P. Serge CYRILLE


Questions liturgiques